Décorer le mur de l'entrée : miroir, lumière et un objet
Le miroir est la pièce qui, ici, crée de l'espace au lieu d'en prendre. L'endroit où il est accroché décide s'il y parvient. Juste en face de la porte d'entrée, il reflète la porte, ce qui n'apporte rien à personne. Sur le mur long, en revanche, il double la largeur perçue et renvoie de la lumière dans une pièce qui, la plupart du temps, n'a pas de fenêtre.
La seconde raison de choisir le mur long est le mouvement. Qui passe devant un miroir se voit en mouvement, brièvement et en passant, comme dans une vitrine. Qui marche droit vers lui est arrêté, et une entrée ne doit pas arrêter. Un regard en passant suffit pour vérifier que le col est en place ; personne n'en demande davantage à un miroir près de la porte.
Pour le reste du mur, la règle est ici plus stricte qu'ailleurs : un objet, pas cinq. On traverse cette pièce, et une composition de cadres n'a pas le temps d'être lue ; elle exige un spectateur qui s'arrête, et il n'y en a pas ici. Une surface unique à la silhouette nette se saisit dans la seconde que le passage lui accorde.
Et si une seule chose peut changer, que ce soit la lumière. Une entrée a rarement la lumière du jour et presque toujours un unique plafonnier qui l'aplatit. Une seconde source lumineuse à hauteur de dépose, chaude et basse, transforme la pièce davantage que n'importe quel meuble supplémentaire, parce qu'elle lui donne une direction : de la porte vers la lumière. Arriver ne signifie plus alors chercher l'interrupteur, mais être vu avant d'en avoir besoin.
Notre sélection pour l'entrée
Pour poser, les consoles, dont un modèle de 40 cm de profondeur et 150 cm de long, et une commode à deux tiroirs pour tout ce qui ne doit pas rester visible. Pour s'asseoir, la catégorie Assises propose un banc de 200 × 35 × 45 cm et un tabouret de 30 × 30 cm d'emprise, qui se glisse entièrement sous une console.
Au mur, ce sont les étagères murales qui prennent le relais, la plus fine avec 16 cm de profondeur, en trois longueurs jusqu'à près de 200 cm. S'y ajoute le miroir de la catégorie Déco, disponible en deux formats verticaux de 200 cm de haut et en carré de 90 × 90 cm. Aucune de ces pièces ne dépasse 40 cm de profondeur.
De quoi équiper entièrement une entrée, et pourtant c'est rarement l'intention. Le plus souvent, on commence par la surface de dépose, parce qu'elle accueille le premier geste après la porte. Le banc vient quand quelqu'un enfile ses chaussures assis, le miroir quand la pièce est plus sombre que prévu, l'étagère en dernier, parce qu'elle recueille ce qui est resté sur la console.
Ce qui manque est dit plus bas. Ce qui existe suit une seule règle : chaque pièce est construite pour longer le passage et non pour y empiéter. On peut le lire dans les dimensions : la longueur est généreuse, la profondeur non, et ici ce n'est pas un compromis, c'est le dessin même.
Arriver : les quatre gestes à la porte
En rentrant chez soi, on fait quatre choses dans les vingt premières secondes : poser, accrocher, s'asseoir, se regarder dans le miroir. L'ordre change, les gestes non. Une entrée fonctionne quand les quatre sont possibles sans détour. S'il manque une surface de dépose, clés et courrier finissent par terre ou migrent vers la cuisine, où on les cherche le matin. S'il manque une assise, on retire ses chaussures debout, ce que personne ne fait volontiers avec des sacs de courses à la main.
Ce sont des détails, et ils décident si une pièce est ressentie comme agréable ou comme un goulet d'étranglement. Ce qui compte, ce n'est pas le meuble, mais le nombre de pas entre la porte et le geste. S'il y en a deux, l'entrée est réussie. S'il y en a cinq parce que la surface de dépose est à l'autre bout, le trajet devient un détour, et les détours, au bout d'une semaine, on ne les fait plus.
Sur un seul point, cette manufacture doit passer son tour : pour accrocher. Patères et barres de penderie ne font pas partie de la collection, et il n'est pas prévu d'en fabriquer. C'est une lacune assumée : ici naissent peu de familles de meubles, mais traitées à fond, plutôt que beaucoup en passant. Si vous avez besoin d'une solution dans le même répertoire de matières, vous pouvez en faire la demande.
Pour les trois autres gestes, il existe des pièces adaptées, et le quatrième se résout ailleurs avec une simple barre à patères. Il serait facile de le taire. Mais planifier honnêtement une entrée, c'est commencer par ce qui se passe quand la porte s'ouvre, et non par ce qu'un fabricant a dans sa collection.
Hauteurs éprouvées et ce qui convient à votre entrée
Quelques hauteurs ont fait leurs preuves dans l'entrée, et elles suivent le même principe : celui de la main qui ne doit pas chercher. Une surface de dépose se situe vers 80 cm, là où un bras pose quelque chose en passant sans qu'il faille se pencher. Une assise se situe à 45 cm, parce qu'on s'en relève sans prendre appui. Une étagère murale au-dessus de la console garde 40 cm d'écart avec le plateau, pour qu'un sac passe entre les deux. Et le bord supérieur d'un miroir se trouve environ 10 cm au-dessus de la hauteur des yeux de la personne la plus grande du foyer.
Ces valeurs sont indicatives, ce ne sont pas des données de fabricant. Elles décrivent la façon dont un corps traverse une entrée, et il la traverse de la même manière dans la plupart des logements ; ce qui diffère, c'est la pièce. Presque aucune n'a des dimensions standard, et c'est pourquoi les dimensions spéciales sont ici plus fréquentes que dans toute autre catégorie : un mur libre qui s'arrête à une porte, un radiateur que le plan avait passé sous silence.
Ici, on commande le plus souvent ce qui n'existe pas encore : la fabrication commence avec la commande, et le délai de livraison est indiqué sur chaque pièce. Pour la planification, trois indications suffisent : la largeur de l'entrée, la longueur du mur libre et la position des portes. On en déduit ce qui tient sans créer de goulet : une dimension dictée par la pièce, pas par le catalogue.
Parfois, la réponse est qu'aucun meuble posé au sol ne trouve sa place et qu'il ne reste que des solutions murales. Cela aussi est dit, et c'est la réponse la plus fréquente dans cette catégorie. Une entrée où un meuble barre le passage n'a pas gagné un meuble, elle a perdu son passage. Et le passage est ce qui reste : de la porte vers la lumière, de la lumière vers la console, et le matin, en sens inverse.